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par le plus grande des hasards ,discret le kouchner lui qui aime donné des leçons de morales ou d'honnéteté.
DOSSIER / Kouchner total mercenaire Dec 11, 2003 L’ancien ministre de la Santé vient d’écrire un rapport pour Total qui lui a été payé 25 000 euros. Ce rapport dédouane totalement la multinationale Total de toute responsabilité en Birmanie. Total a fait l’objet de plusieurs plaintes pour violation des droits de l’homme dans ce pays soumis à l’une des dictatures les plus sanglantes de la planète contre laquelle la prix Nobel de la paix Augn San Susi Kyi a demandé un boycott. Récit d’un naufrage intellectuel. Le site Total l’a bien mis en avant. Il s’agit d’un rapport écrit par Bernard Kouchner le french doctor, blanchissant les pratiques de la firme Total en Birmanie. On ne sait plus très bien d’ailleurs à la lecture de ce rapport que nous produisons in extenso si Kouchner est un observateur ou un conseiller en communication de la firme qui outre son soutien à la junte birmane a eu des attitudes scandaleuses au Nigeria quand ça n’était pas au cours de l’enquête relative à l’Erika ou encore après la catastrophe d’AZF à Toulouse. Que Bernard Kouchner se vende pour 25 000 euros officiels est son problème. Toute vieillesse est un naufrage et plus encore celle des starlettes de la politique. Mais que Kouchner utilise une image de french doctor qui n’est pas la sienne, ne lui en déplaise, est une escroquerie morale. Et quand il prétend se substituer à Augn San Susi Kyi qui, elle a condamné les agissements de Total, nous frôlons la mégalomanie assortie d’un total manque de pudeur. Nous ne saurions hélas douter de la bonne foi de celui qui donna des leçons de morale à tous et à tout le monde. Mais qu’avec ce style onctueux qui prétend défendre les droits de l’homme il devienne le tremplin d’une opération de vulgaire marketing est tout simplement une honte. Car Total voit son image affaiblie par les plaintes qui le visent au niveau international pour son acceptation du travail forcé et son aide conséquente à la junte birmane. Or un mouvement s’amplifie aux États-Unis : celui du travail propre. Des firmes comme Levis ou encore Nike ont été obligés de revoir leurs relations avec des pays dictatoriaux concernant notamment le travail des enfants. Salie dans tous les sens du terme par les affaires Erika et AZF en France, nigériane et birmane à l’extérieur, Total se paye un lifting et fait appel au médecin qui est censé incarner la justice dans le monde : Bernard Kouchner. Des précédents ont eu lieu mais moins hurlants : Claude Allègre défendant l’industrie de l’amiante, Georges Charpack insultant les anti-nucléaires Mais au moins ces deux hommes avaient l’excuse de défendre leur gamelle : l’Institut de la physique du globe d’Allègre était en grande partie financer par Eternit, le géant de l’amiante et il occupait le poste prestigieux de président du conseil d'administration du Bureau de Recherches géologiques et minières. Que l’on se rappelle lors que le directeur de l'IPG, le futur ministre avait fait paraître dans Le Point (le 19 octobre 1996) un article très virulent, écrivant entre autres : "Quant au rapport demandé à l'Inserm, qu'il me soit permis de dire qu'il ne brille ni par la rigueur scientifique, ni par le courage, ni par l'esprit d'initiative scientifique". Interrogé hier, lors d'une conférence de presse, Claude Allègre a réitéré ses critiques : "C'est nul. Ce rapport n'est pas bon scientifiquement" . Marcel Goldberg a repris point par point les études épidémiologiques citées par Claude Allègre et révélé plusieurs problèmes d'argumentation, notamment lorsque celui-ci affirme qu'on ne trouve rien de significatif chez les femmes vivant près des mines d'amiante de Thedford ou d'Asbestos, au Canada. "En fait, leur risque de mésothéliome est multiplié par dix" , remarque Marcel Goldberg. Quant à Georges Charpack il dépend en grande partie du financement d’EDF mais est aussi persuadé, en bon scientiste anciennement marxiste, de la prédominance de l’intelligence humaine sur les logiques de catastrophe. Mais Kouchner…On le savait celui-ci et à la recherche d’une utilité. Mais à ce point-là, il s’agit d’un alzheimer intellectuel. Ou peut-être une dérive à la Régis Debray lorsque celui-ci se fit le chantre de la dictature serbe. Kouchner tourne ainsi le dos à ses propres conclusions tirées dans un précédent rapport écrit avec le Dalaï-lama sur la dictature birmane. Il foule aux pieds les terribles misères de ce peuple qui a élu la prix Nobel de la paix mais a été maintenu dans la dictature grâce à la complicité des états dominés par les intérêts des firmes pétrolières comme Total. Il passe sous silence le génocide du peuple karen, oublié de tous et des dieux. Kouchner se vautre dans sa propre fange. Et c’est triste. Quant à Total, elle restera l’instrument d’une impitoyable loi du marché. Elle peut toujours se farder : elle est l’égale de l’Exxon Valdes ou des grandes compagnies texanes qui collaborèrent avec les nazis pendant la guerre jouant ainsi contre les Alliés. L’argent n’a pas d’odeur et encore moins de morale. Lorsqu’il s’en vêt c’est qu’il y a été obligé. En se faisant le complice d’une telle logique, Kouchner rejoint, toutes proportions gardées, le camp de ces médecins de la Croix Rouge qui, durant la seconde guerre mondiale, visitèrent les camps de concentration ne voulant bien voir que ce qu’ils voulaient voir. Croyant que les quelques comprimés d’aspirine valaient tous les compromis du monde, ils se firent les complices objectifs d’horreur. Car si l’horreur des camps fut unique dans son expression technique, elle ne l’est évidemment pas dans le vécu. La douleur d’un Birman soumis à la torture est la même que celle de tout être humain torturé. Et réduire le problème de Total à celui d’une médicalisation de la population est une fumisterie. Quant au style de Kouchner, il est hélas celui des paragons staliniens. Remplacez Total par Staline et vous aurez une idée du simplisme du petit propagandiste Kouchner. Il sait tout mieux que les autres à commencer par les victimes. Il loue Total grand coryphée de l’humanité quand tout accable cette multinationale. Parce que le Kouchner des droits de l’homme avait valeur de symbole, nous nous sentons le droit de repousser celui-ci dans les oubliettes de l’histoire au nom tout simplement des quelques mois de survie que son sale écrit va offrir à une junge birmane qui a besoin de l’argent de Total pour continuer son terrible travail. Afin que nos lecteurs se fassent une idée de cette catastrophe humanitaire voici le dossier Total Birmanie. L’ article du Canard enchaîné Kouchner dénonce une injustice Total .... Certains internautes ont dû en rester bouche bée: la compagnie pétrolière Total vient de mettre en ligne sur son site un rapport signé Bernard Kouchner. Évoque brièvement par « Le Nouvel Observateur , et plus en détail par Radio France internationale, ce document nous apprend que le « French Doctor » s'est rendu en Birmanie sur le chantier d'un gazoduc construit par le groupe pétrolier français. L'ancien secrétaire d'État à l'Action humanitaire a passé quatre jours, fin mars 2003, dans cette zone contrôlée par les militaires birmans. Accompagné par les cadres de la boîte, Kouchner a notamment visité des dispensaires financés par Total pour améliorer le quotidien des autochtones. Conclusion du rapport de BK Conseil (BK pour Bernard Kouchner) « Des résultats médicaux très significatifs un vrai succès. » Un « trop grand succès », même, qui mérite un avertissement : « Prenez garde, ceux qui triomphent peuvent devenir des cibles. » Mais qu'est donc allé faire Kouchner dans cette galère? Sollicité par les avocats de Total, il est venu enquêter sur place. Officiellement, il fallait que ce ponte de l'aide humanitaire donne son avis sur les activités de la compagnie pétrolière en Birmanie. Laquelle s'est installée, voilà plus de dix ans, dans ce doux pays où règnent sans partage les généraux. Version moins reluisante : des accusations de travail forcé ont été formulées contre Total par plusieurs associations de défense des droits de l'homme qui s'appuient sur les témoignages d'anciens travailleurs birmans. Cela méritait bien une contre-enquête de BK Conseil. Les villageois rencontrés ont en effet démenti ces allégations « farfelues ». Elles ont pourtant conduit une juge de Nanterre à ouvrir, en octobre 2002, une information judiciaire pour « crime de séquestration » (le crime de travail forcé n'existant pas en droit français) à l'encontre de Total. Et les avo- cats de la compagnie ignoraient sans doute que la juge chargée de cette affaire n'est autre... qu'une ancienne collaboratrice du cabinet de Kouchner dans le gouvernement Jospin! Joint par « Le Canard », l'ancien ministre maintient les termes de son rapport, tout en reconnaissant qu'il avait d'abord eu des doutes. Cela dit, si Total veut « changer [son] image », Kouchner suggère, à la fin de son rapport, que ses cadres « visitent plus souvent » Aung San Suu Kyi - Prix Nobel de la paix et opposante au régime militaire - dans sa prison. Et que, « par une démarche, d'abord discrète, et plus tard éventuellement publique, le groupe exige sa remise en liberté ». Ce sont bien là les conclusions et conseils d'un rapport objectif, rédigé par un homme de terrain payé environ 25 000 euros par Total. Pas cher, cependant, pour un travail auquel personne ne l'avait forcé… Laurione Gaud L’article de Libération Auteur d'un rapport payé par Total, l'ancien ministre blanchit le géant pétrolier. Kouchner fait écran Total sur le travail forcé en Birmanie Par Philippe GRANGEREAU mercredi 10 décembre 2003 «Ce programme socio-économique est la meilleure publicité pour Total. Une sorte de bureau en ville, un show-room...» Bernard Kouchner Total, qui depuis août 2002, fait l'objet en France d'une plainte pour travail forcé en Birmanie, a appelé Bernard Kouchner, l'ex-ministre de la Santé du gouvernement socialiste et «French Doctor» fondateur de MSF, à la rescousse. En mars, le géant pétrolier a commandé un rapport à sa société, BK Conseil. «...Médecin humanitaire spécialiste des problèmes de santé publique et des situations d'urgence», écrit Total sur son site internet (http://birmanie.total.com/) où figure en bonne place ce rapport de 19 pages, «homme politique engagé connaissant personnellement Mme Aung San Suu Kyi (l'opposante birmane, prix Nobel de la paix en résidence surveillée, ndlr), Bernard Kouchner avait toute l'expérience requise pour être un observateur critique et impartial de l'action de Total en Birmanie». Bernard Kouchner s'est donc rendu sur place pendant quelques jours, afin de voir le site du gazoduc construit par Total et achevé en 1998. Il a visité sept «villages modèles» du projet Yadana installés par le pétrolier dans cette zone dotée d'hôpitaux et d'orphelinats. Il n'en dit que du bien. «Ce programme socio-économique, note-t-il, est la meilleure publicité pour Total. Une sorte de bureau en ville, un show-room...» Sur l'essentiel, c'est-à-dire le travail forcé des populations locales dont Total est accusé d'avoir profité vers 1995, Kouchner reprend l'argumentaire bien rodé du pétrolier : «Le chantier a employé 2 500 personnes (...). Toutes bénéficièrent d'un contrat écrit, de salaires réguliers, d'une protection sociale et de normes reconnues.» Des travaux forcés ? Il ne s'agissait que d'une confusion avec le chantier voisin d'une voie ferrée où «il est probable que des travaux forcés aient malmené les populations». «N'oublions pas, ajoute Kouchner pour ponctuer son paragraphe, que pour détestable qu'il soit, le recours au travail forcé est une coutume ancienne, qui fut même légalisée par les Anglais en 1907.» «Plus tard, au début du chantier, concède l'ancien ministre en se contredisant quelque peu, des villageois avaient été raflés par l'armée pour défricher la forêt et se livrer à d'autres besognes aux services des militaires (...). Ayant été prévenue de cette violation des droits de l'homme, la compagnie Total exigea que ces exactions cessent. Elle s'en ouvrit à Rangoon, aux dirigeants qui promirent d'intervenir et le firent. Deux décrets abolissant le travail forcé furent publiés en mai 1999 et octobre 2000.» L'auteur du rapport explique donc que Total, contrairement à ce que certains esprits «mal informés» ont pu supputer, a en réalité lutté contre le travail forcé. «Il oublie de dire, commente Farid Ghehioueche du collectif Info Birmanie, que ces décrets n'ont jamais été appliqués.» «En fait, ajoute le militant, Total a su que du travail forcé avait lieu sur son chantier, et lorsque l'entreprise s'est aperçu du danger que cela comportait en terme d'image, elle a changé de politique.»
Date de création : 26/06/2007 13:29
Dernière modification : 26/06/2007 13:29
Catégorie : Absurdités - cruautés -imbécilités
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