| Les « biocarburants » ou plutôt les « agrocarburants » sont présentés comme une alternative au pétrole. A partir de blé, de betterave, de colza ou d’autres plantes on entend produire des carburants « bio ». Effectivement les plantes fixent le dioxyde de carbone lors du cycle de Calvin de la photosynthèse, et l’intègre à des molécules de sucre en C5 grâce au travail de l’enzyme Rubisco notamment. La plante rejette du dioxygène en déchet dans l’atmosphère. Lors de la combustion dans les moteurs des véhicules, ce carbone fixé par la plante et que l’on retrouve dans l’agrocarburant (filière huile ou filière éthanol) est relâché dans l’atmosphère. Le bilan carbone est donc à peu près nul. Tout parait donc idyllique si l’on ne prend pas en compte le fait que pour produire l’agrocarburant, il faut des engrais dont la fabrication, le transport et la distribution est coûteuse en énergie, il faut semer, cultiver, traiter les plantes à très grande échelle pour subvenir aux besoins actuels de nos sociétés. Pour satisfaire les besoins actuels de la France en pétrole, et en remplaçant ce dernier par les agrocarburants, il faudrait selon l’ADEME cultiver plus de 120% (5) de la surface de la France : les agrocarburants ne peuvent donc pas être présentés comme une alternative durable au pétrole. |
| développer la recherche pour obtenir une énergie nucléaire (11) civile propre ainsi que des énergies renouvelables efficaces. On doit stimuler la recherche sur l’élimination des déchets radioactifs ultimes car le nucléaire maîtrisé est objectivement une énergie fantastique (12) . Certains écologistes, très investis dans leur combat pour défendre la terre et donc les hommes, rejettent à la fois le pétrole et le nucléaire mais à mon sens l’on ne peut malheureusement pas passer du jour au lendemain d’une situation de luxe énergétique à celle de la sobriété. Il y a le facteur temps à prendre en compte. L’éducation des citoyens est fondamentale mais je pense qu’il faut rester réaliste : le comportement des 6,4 milliards d’humains ne changera pas tout de suite. |
)certes,pour VENDRE ,mais que faire chez vous de thermiques ou voltaique avec peut d'ensoleillement (comme l'écosse),alors attention avant de pyer de 5 a 25.000euros non rentable!!!.
Elle ne remplacera jamais à elle seule le pétrole (les terres agricoles n’y suffiraient pas d’autant plus qu’elles sont « réquisitionnées » pour d’autres finalités : infrastructures routières, urbanisme, matériaux de construction) ;
Il ne faut pas qu’il y ait concurrence du sol à fin alimentaire et à fin énergétique ;
La diminution de la ressource énergétique devrait nous obliger à inventer d’autres rapports à l’énergie (relocalisation de l’économie) ;
La production d’énergie verte devra viser le meilleur bilan énergétique et environnemental possible ;
Il faudra veiller à ce que la valeur ajoutée ne soit pas captée par les industriels et le lobby agricole.
Le développement de l’énergie verte devrait permettre d’atteindre a minima l’autosuffisance en énergie de traction de l’exploitation dans un objectif de souveraineté alimentaire.
Enfin, le développement des cultures énergétiques doit s’inscrire dans un souci de diversification (pas de monocultures) et de complémentarité de fermes spécialisées (productions animales et végétales) dans l’ensemble du territoire.
Les biocarburants, c’est bien sans réserve quand c’est l’agriculteur qui fait son champ de tournesol, sans l’irriguer ni le charger de pesticides, et qu’ensuite il fait son huile et l’utilise avec ses voisins, comme carburant pour la voiture, le tracteur et éventuellement la chaudière.
Mais quand c’est l’industrie pétrolière qui produit, fabrique et distribue, le bilan n’est plus le même : pour Total et consorts, il s’agit avant tout de faire complexe et sophistiqué, de manière à garder le monopole de la fabrication et des bénéfices. Et on obtient le flexfuel. Un concept sur mesure pour faire mousser quelques politiciens et maintenir ouverte le robinet des pipelines. Malheureusement le bilan énergétique des transformations nécessaires pour faire du flexfuel industriel est incomparablement moins bon que pour produire localement
de l'huile de tournesol pouvant être mélangés dans la plupart des moteurs diésel a concurrances de +-30% .
Comment ça roule ?
Tous les moteurs diesels peuvent fonctionner avec cette huile comme carburant, mélangée ou non à du diesel. Pour rouler avec un mélange à plus de moitié d’huile, il faut apporter le véhicule au garagiste (prévoir une facture d’environ 500 euros) ou faire soi-même une petite modification.
Du grain au tourteau
La fabrication de l’huile se fait en trois étapes : à partir de 1500 kg de graines, la tritureuse extrait 500 litres d’huile et rejette des tourteaux. Ces tourteaux ne sont pas perdus puisqu’ils peuvent ensuite servir pour l’alimentation animale, ou pour la construction (à la manière de la paille ou du chanvre).
Ensuite cette huile est décantée, puis filtrée. Elle peut alors être utilisée.