Des chercheurs australiens ont découvert qu’une bactérie évitait aux kangourous d’émettre du méthane dans leurs flatulences. Ils vont essayer de la transplanter chez les bovins. Un espoir pour la couche d’ozone.
<img>http://lescondamnes.ifrance.com/img/flatulance%20vache.jpg<img/ >Coup de tonnerre, le 29 novembre dernier : dans un rapport consacré à l’impact écologique de l’élevage, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) désignait celui-ci comme « un des premiers responsables des problèmes d’environement ». A l’origine de cette accusation : le pet de bovin et d’ovin. Car, c’est bien connu, dans leurs pâturages, vaches et moutons ne se contentent pas de regarder passer les trains. Ils se laissent aller à des flatulences particulièrement agressives pour la couche d’ozone. Et, malgré leur quiétude apparente, constituent un véritable danger pour la planète. Par jour, une vache envoie ainsi dans l’atmosphère environ
D’où l’importance de la démarche entreprise par des scientifiques australiens. Après avoir constaté que, à l’inverse des vaches et des moutons, les flatulences de kangourou ne contenaient pas de méthane, ils ont identifié dans leur estomac la bactérie expliquant cette particularité. Et de tenter maintenant de l’isoler avant de la transplanter chez des moutons et des bovins, afin de les rendre moins polluants. Des travaux qui devraient prendre plusieurs années. Athol Klieve, un des chercheurs du programme mis en place par le gouvernement de l’Etat du Queensland, au nord-est de l’Australie, rappelle que dans son pays « 14 % des émissions de toutes origines proviennent des entrailles des bovins et des ovins ». Et de préciser que dans certains pays d’élevage, comme